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Arrivée à Auckland

Notre avion atterrit à Auckland le mardi 5 novembre dans l'après-midi. Nous nous frottons d'emblée au MPI (Ministry for Primary Industries, service biosanitaire) qui inspecte la propreté des chaussures de marche et de la tente. Nous passons le contrôle aisément puisque nous avons tout bien nettoyé en Nouvelle-Calédonie. Dans les couloirs et le hall de l'aéroport, statues et figurines nous rappellent que nous sommes bien dans le pays où le "Seigneur des Anneaux" a été tourné. Nous nous rendons ensuite à une auberge de jeunesse au centre-ville pour deux nuits.


Bienvenue dans le monde de Tolkien.

Le lendemain matin, nous allons au bureau des douanes et du MPI pour le dédouanement du bus qui arrive dans quelques jours. Bien qu'il ne soit pas encore arrivé, le douanier libère rapidement le container et signe le CPD. Pour le MPI nous devons remplir deux longs formulaires concernant les effets personnels se trouvant dans le bus et comment ils ont été nettoyés. Grâce à nos réponses préalablement préparées (un des deux formulaires était disponible en ligne), notre inventaire précis et les certificats de désinfection pour les mouches de pêche et le duvet faits à Vancouver, toutes nos affaires sont relâchées sans inspection. Seule Lucy aura droit à la sienne. Quand on sait comment ce service est tatillon, c'est une petite victoire.

Le jour suivant, nous changeons d'auberge de jeunesse. Nous en avons trouvé une moins chère et plus petite. Sur place, nous constatons avec plaisir que c'est plus tranquille, mieux équipé et de surcroît pas au-dessus d'un pub bruyant mais dans une jolie maison.

Vendredi 8, nous apprenons que le cargo est arrivé à Tauranga comme prévu. C'est presque un exploit. Ces maudits cargos ne sont jamais à l'heure et, en outre, il était parti avec trois jours de retard de Vancouver. Depuis ce port un peu plus au sud, il reste au container à être acheminé en train à Auckland pendant le week-end. Nous trépignons déjà d'impatience.


Vue sur le centre d'Auckland et sa sky tower (328m).

Lundi, malheureusement, nous commençons à déchanter. Le container n'est toujours pas là. Trouvant cela bizarre, bien que notre transitaire sur place (Network International Freight), que la compagnie nous a obligés de prendre car elle ne voulait pas un privé sur la paperasse, ne nous ait rien signalé, nous prenons contact avec le port de Tauranga. Le lendemain matin, on nous apprend que le container est en effet toujours à Tauranga retenu par le MPI. Nous fonçons alors à ses bureaux. Notre dossier n'a pas été entré dans le système! La préposée doit écrire un mail à un collègue d'un autre bureau pour que ce soit fait. Nous apprenons dans l'après-midi du port de Tauranga que, suite à la retenue effectivement levée, notre container prendra le train du soir.

Nous attendons avec impatience pendant la matinée suivante le signal de Cargo Services. Ce sont eux qui doivent s'occuper du transport en camion du container entre le terminal d'Auckland et leur dépôt où doit avoir lieu l'inspection du MPI. Le signal se transforme en déconvenue. L'incapable de chef ne s'est pas pris assez à l'avance pour réserver le camionneur qui, du coup, a d'autres chats à fouetter et ne s'occupera de notre container que le lendemain. Nous l'aurions étripé mais devons nous retenir car nous avons encore besoin de lui et ce dernier est très susceptible.

Jeudi matin, 14 novembre, nous débarquons comme convenu au bureau de Cargo Services. Une mauvaise surprise vient encore s'ajouter. Les douanes ont fait une bourde dans le papier d'importation. Ils se sont trompés de port de déchargement et le terminal, de ce fait, retient le container. Abonnés aux sprints matinaux, nous courons aux douanes faire corriger l'erreur. De retour chez Cargo Services, notre cher incapable nous dit que le container devrait être là en fin de matinée. Avec lui, rien n'est moins sûr, il n'est d'ailleurs jamais sûr de rien. Nous allons faire quelques courses en attendant puis faisons le pied de grue dans la rue. Vers midi, un camion assorti au container qu'il transporte arrive.


Livraison tant attendue.

Nous pouvons procéder au déchargement sans traîner.


Bonjour Lucy!

Il faut ensuite monter notre chère "maison roulante" sur un lift afin que le MPI puisse l'inspecter dessous. Une demie-heure après le coup de fil du chef de Cargo Services, un inspecteur arrive. Il semble d'abord fort satisfait et trouve le véhicule très propre. Il arrive toutefois à dénicher dans un retour du pare-chocs arrière un petit recoin où il reste une pincée de terre. Nous sommes dégoûtés après tout le temps passé à avoir nettoyé et ne comprenons pas comment cette terre a pu rester. Nous nous demandons même si le chef de Cargo Services n'en aurait pas glissé une poignée. Un coup de kärsher est imposé à nos frais (près de 160 dollars, recontrôle du MPI compris!). L'inspection est ensuite validée.


Benj de retour aux commandes de Lucy.

Nous pouvons alors passer à la dernière étape du marathon du jour, aller au NZTA enregistrer le véhicule et passer un petit contrôle technique (WOF, Warrant Of Fitness) requis même si l'expertise suisse est encore valable. En chemin, nous nous arrêtons changer les pneus commandés quelques jours plus tôt, les anciens sont vraiment au bout. Le bus est rapidement enregistré mais nous ratons le WOF. Les freins arrière ne semblent pas fonctionner. Nous avons 28 jours pour repasser le contrôle mais au moins nous pouvons rouler. Après un petit saut à l'auberge récupérer nos affaires, nous prenons la route en direction du nord. La méfiance est de rigueur, les Néo-Zélandais roulent à l'envers (à gauche). Nous nous arrêtons d'abord dans un parc régional mais au vu des tarifs pratiqués pour dormir (13 dollars par tête pour une place de parc), nous décidons d'aller voir ailleurs. Nous nous arrêtons finalement à Snells beach où il y a un parking gratuit pour passer la nuit.


Snells beach le lendemain matin.

Il faut préciser que la Nouvelle-Zélande a récemment légiféré au sujet du camping sauvage et que celui-ci n'est théoriquement permis qu'à des endroits définis, la plupart du temps payants, sous peine d'une amende de 200 dollars (160 CHF). Il s'agira donc, lorsque pratiqué, de ne pas se faire attraper!



Suite au prochain épisode! Silverdale, Nouvelle-Zélande, le 21.11.2013