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A l'assaut de l'Australie

Dimanche 2 février, nous atterrissons à 7h16 à Gold Coast dans l'état du Queensland (côte est de l'Australie), soit deux minutes après le décollage d'Auckland. Le vol a duré 3 heures et il y a 3 heures décalage horaire entre ces deux villes.


Premières vues de l'Australie.

A l'aéroport, après quelques questions d'un officier du DAFF (les services biosanitaires australiens), il nous laisse passer sans même jeter un coup d'oeil dans les bagages. Nous prenons ensuite le bus et le train à destination de Brisbane, environ 60km plus au nord. Le trajet dure à peu près 2 heures. Une fois au centre de cette grande ville (environ 2 millions d'habitants), nous rejoignons à pied l'auberge où nous réservé une chambre.

Le lendemain, les démarches pour récupérer Lucy peuvent commencer. Première étape: les douanes. Nous avons lu que leurs bureaux se trouvaient près de l'aéroport et en ville. Nous décidons d'aller à ceux en ville, plus proches pour nous. Hélas, il s'avère que ces bureaux ont été supprimés. Nous n'avons pas d'autre choix que d'aller à ceux près de l'aéroport. Après une heure de bus, nous y sommes. Sur place, des affichettes indiquent qu'il leur faut un jour pour signer le CPD et trois pour dédouaner les effets personnels. Nous ne sommes pas sortis de l'auberge! La douanière, pas commode, nous avise qu'ils ne vont rien dédouaner tant qu'ils n'ont pas deux bill of lading ("passeport" du container émis par la compagnie maritime), un pour le véhicule et un autre pour nos affaires, car les dossiers sont traités séparément. Nous filons alors au centre commercial à côté où nous trouvons péniblement un wifi pour contacter Sofrana, notre compagnie maritime. Réponse de leur part: niet! Un seul bill of lading est émis par container. Retour aux douanes avec ces explications. Elles ne lui suffisent pas et veut nous coller un agent pour qu'il dédouble le document. Nous lui rétorquons que cet agent n'est pas nécessaire. Après deux coups de fil et consultation auprès de sa cheffe, elle revient en nous disant que c'est en ordre ainsi et, certainement pour s'excuser, dédouane le bus et les affaires sur-le-champ et signe le CPD. Ouf! Etape suivante: AQIS (les services de quarantaine australiens). Ce sont eux qui vont inspecter la propreté du bus et vérifier que nos affaires ne comportent rien qui ne leur convient pas. Ils nous disent qu'en fonction du lieu d'arrivée du bateau ils définiront un dépôt où leur inspection aura lieu. Côté administratif, nous ne pouvons rien faire de plus aujourd'hui. De retour à l'auberge, nous découvrons qu'un opposum vit sous les escaliers de la cuisine commune. Ce dernier n'est pas farouche.


Possum familier.

Le jour suivant, en indiquant à AQIS que le bateau accostera à AAT, un terminal du port de Brisbane, on nous précise que c'est à nous de choisir le dépôt et d'y organiser le transfert du container, en contradiction avec ce qu'on nous avait dit la veille. Nous choisissons au hasard le dépôt Patrick. En téléphonant chez Patrick, on nous informe que l'inspection ne peut pas avoir lieu chez eux à cause des effets personnels. Nous contactons alors un autre dépôt qui propose de faire une offre. C'est là que nous comprenons que tous ces dépôts au port ou à proximité sont des entreprises privées chez lesquelles AQIS procède aux inspections et qui dit privé dit coût élevé! L'après-midi, en attendant l'offre de Chalmers, l'autre dépôt, nous allons faire l'assurance obligatoire (CTP) pour Lucy. Nous passons également au Ministère des Transports nous renseigner au sujet de son enregistrement. Nous apprenons qu'une fois le bus récupéré, il faudra aller à une autre antenne où le véhicule peut être examiné pour obtenir l'autorisation de rouler.


Ibis en ville.

Nous avons eu chaud, le Sofrana Tourville a fait escale en Nouvelle-Calédonie un jour avant qu'un cyclone ne s'abatte sur l'île. Nous avons eu aussi une pensée pour les personnes rencontrées lorsque nous y étions (cf récits La Nouvelle-Calédonie I et La Nouvelle-Calédonie II). Le navire peut comme prévu mouiller au port de Brisbane le mercredi soir mais les containers ne seront disponibles que dès vendredi, ils doivent d'abord être gazés par AQIS.

Le reste de la semaine, nous passons beaucoup de temps à trouver un dépôt, entre ceux trop chers, avec des employés désagréables ne nous donnant pas d'info sur le moment de l'inspection ou ne nous autorisant pas à être présents durant cette dernière. Finalement, nous trouvons une entreprise (QUBE) qui nous tient informés et nous autorise à être présents. Par chance, c'est la moins chère.

Lundi 10, jour J. Nous avons rendez-vous le matin pour l'ouverture du container et l'inspection. Le déchargement est vite effectué, Lucy démarre au quart de tour.


Ca fume mais ça marche!

Il faut ensuite patienter jusqu'à 11h que le fonctionnaire d'AQIS se libère. Il commence par faire le tour du véhicule et regarder le moteur. Il ne trouve rien à redire. Il demande quelques précisions sur certains objets de la liste fournie et jette un coup d'oeil sur quelques-uns. Nous lui expliquons que nous avons lu et appliqué toutes les exigences qu'ils ont. Il trouve que tout est en ordre et valide l'inspection. Youpie! Nous sommes soulagés et contents car ils ont la réputation de ne pas être tendres. Nous avons entendu parler de voyageurs restés bloqués deux semaines par eux!


Remise en place de la deuxième roue de secours après l'inspection.

Reste à aller en ville au Ministère des Transports afin d'enregistrer le bus. Cette opération s'éternise sur près d'une heure et demie. Après trois formulaires remplis et un coup d'oeil sur le bus par une fonctionnaire peu dégourdie pour vérifier le numéro de châssis et que les essuie-glaces ainsi que les phares fonctionnent, nous sommes enfin autorisés à rouler. Nous nous empressons de quitter la ville en mettant le cap vers l'intérieur des terres. Nous nous arrêtons en fin de journée au bord de la Brisbane River.


Premier lieu de camp en Australie.

Le lendemain, nous revenons quelques kilomètres en arrière pour visiter le Lone Pine Sanctuary. Il s'agit d'un centre avec de nombreux animaux australiens emblématiques et/ou en danger. Cela nous permet de nous frotter d'emblée à la faune locale et d'en apprendre un peu plus.


Au Lone Pine Sanctuary.

Le diable de Tasmanie, en danger, est un marsupial carnivore glouton qui peut manger 40% de son poids en une demie-heure! Le wombat, un marsupial dont les trois espèces sont en danger, peut peser jusqu'à 35 kilos et rester une semaine enfoui sous terre. L'ornithorynque, ici en statue, est nocturne ce qui a rendu la prise de vue impossible. Mi-castor, mi-canard, c'est un mammifère qui pond des oeufs (monotrème). Les visiteurs peuvent s'approcher des kangourous, wallabies et émeus très familiers.


Kangourous câlins.


Emeu, un cousin du kiwi (à droite!).

Ce centre est réputé pour les nombreux koalas qui y sont hébergés. Peu sont réveillés puisque ce marsupial dort 20 heures par jour. Il n'émerge que par phases pour manger des feuilles d'eucalyptus. Nous craquons pour une photo avec un de ces pensionnaires.


Une attachante boule de poil parfumée à l'eucalyptus.

Après cette visite, nous poursuivons en direction de Toowoomba et nous installons en fin de journée un peu après cette ville au bord d'un ruisseau. Nous voyons déjà notre premier wallaby en liberté.


Wallaby.



Suite au prochain épisode! Murray Bridge, Australie du Sud, Australie, le 10.03.2014