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Bilan de la cinquième étape au Japon

Le dépaysement a été total mais dans le bon sens du terme. Nous avons parcouru pendant deux mois une partie de cet archipel, ce qui nous a permis de découvrir un éventail de climats différents; (de la sortie) de l'hiver sur Hokkaido à mi-avril à l'été chaud et humide sur Honshu au mois de juillet. Pendant notre retour en Suisse, Lucy a bénéficié des services d'un garage à Sapporo pour sa remise en ordre. Elle n'aurait, par ailleurs, jamais imaginé se retrouver un jour dans son pays d'origine et rencontrer ses semblables, des générations précédentes comme des générations futures.


La Delica dans tous ses états, de la plus ancienne à la plus récente.

A vous voyageurs qui souhaitez découvrir ce pays avec votre propre véhicule, n'hésitez pas. La langue n'est pas une barrière pour les formalités douanières, au contraire. Les douaniers, charmants, nous ont aidés comme nulle part ailleurs et ont tout organisé. Conduire n'engendre pas de grandes difficultés. Sur les axes principaux, les noms des localités sont en écriture latine. Pour le reste, quelques notions de kanjis de base sont suffisantes. Néanmoins, parfois des indications sont restées (très) obscures, d'autres fois elles ont été très compréhensibles.


Signalisation pour illettrés.

En outre, le Japon n'est pas si cher que ce l'on entend toujours. L'alimentaire est tout à fait abordable, moins cher qu'en Australie ou en Nouvelle-Zélande, qui sont pourtant des destinations prisées, pour des produits de bien meilleure qualité. Et le carburant oscille entre 1.30 CHF et 1.50 CHF dépendant des endroits et si c'est du diesel ou de l'essence (tarifs en vigueur entre avril et juillet 2014).

Ce qui nous a surpris:

  • La politesse et la méticulosité. Nous savions que Les Japonais étaient polis et méticuleux mais la réalité s'est révélée au delà de notre imaginaire. Les Européens et d'autres populations pourraient s'en inspirer...

  • Les petites musiques. Il y a de nombreuses petites musiques un peu partout. Aux haltes routières (michi no eki), aux toilettes, dans la rue, aux supermarchés...

  • Les magasins. Dans les centres commerciaux, ils ne sont délimités que par un marquage au sol et, dans les simples supermarchés, il n'est pas rare non plus qu'il faille repasser dans les rayons une fois les caisses franchies. La confiance est de mise et ça fonctionne. Le reste de la planète pourrait en prendre de la graine.

  • Les jeux. Que ce soit les machines ou les poussettes à sous, les pinces ou d'autres jeux dont le commun des mortels ne connaît pas l'existence, comme par exemple un tambour qu'il faut frapper suivant un rythme donné, les Japonais en sont complètement gaga et sont totalement frénétiques devant ces machines. Tout le monde joue, les (très) jeunes et les moins jeunes. Pour faire un peu de psychanalyse de bas étage, c'est un exutoire à la vie exigeante.


  • Un jeu parmi tant d'autres.

  • Les mascottes. Tout comme les jeux, ils en sont complètement gagas. Elles adoucissent leur quotidien. Toutes les entreprises et les services ont la leur, même les douanes et elle trône en peluche dans les bureaux. Certains en ont même tellement sur le tableau de bord qu'on se demande comment ils voient encore. Nous nous sommes aussi un peu japonisés sur ce point...


  • Il nous reste encore de la marge!

  • Les tampons. Les Japonais sont également fans de tampons qu'ils aiment faire soigneusement, que ce soit dans leurs loisirs ou au travail. Ceux des passeports sont parfaitement alignés parallèlement au bord de page et celui du CPD est méticuleusement centré à l'endroit prévu à cet effet.

  • Les arrêts fréquents au bord des routes. Si si, malgré la rigueur en vigueur, il est fréquent de voir les conducteurs s'arrêter au bord de la route pour faire des photos, une sieste, grignotter, ...

  • La vitesse de conduite et les flics. La conduite est lente, rarement au-dessus de 50 km/h sauf sur les autoroutes (que nous n'avons pas empruntées) où des pointes à 80 km/h sont possibles. Les flics roulent principalement en suppositoire à camion, comme le reste de la population, ne sont la plupart du temps pas armés et leurs commissariats sont des boîtes à chaussures!


  • Celui-ci est déjà grand, il a deux étages et il y a plusieurs voitures devant!

  • Les barrières de chantier. C'est une véritable faune qui se promène au bord des routes!


  • Il y en a pour tous les goûts.

  • Les constructions anti-éboulement. Les Japonais excellent dans la construction de ces ouvrages, allant parfois s'aguiller vertigineusement pour les réaliser.

  • Les petites mains. Malgré que ce soit un pays très industrialisé avec beaucoup de technologie de pointe (il existe la machine à commander dans certains restaurants), de nombreuses tâches sont toujours effectuées par des petites mains. Pompiste, remplisseur de votre sac au supermarché, débroussailleur du bord des routes, sans oublier les hommes drapeaux en nombre à côté des chantiers routiers, ...


  • Un métier de haut vol et hata san (Monsieur drapeau).

  • Les produits laitiers. On entend dire que les Asiatiques ne sont pas de grands amateurs de ces produits. Il n'en est rien, les Japonais raffolent notamment soft ices, vendus à tous les coins de rue. Les gammes au supermarché sont vastes, nombreuses boissons au lait, flans, yoghurts, ...


  • Vendeurs de soft ice.

    Ce qui nous a plu:

  • La serviabilité. Le service au client est incroyable. Les gens se plient en quatre pour vous aider ou pour vous servir. C'était bien la première fois durant ce voyage que nous voyions une directrice d'hôtel courir hors de la réception nous chercher un dépliant. Et, de fait, tout le monde court pour vous. Cela est même parfois gênant.

  • La politesse, la discipline et le respect d'autrui. De même que la violence et l'antipathie engendrent la violence et l'antipathie, cette façon de vivre très agréable engendrent la réciprocité. Tout le monde se met spontanément en file indienne, pour entrer dans un bus bondé, .... Les personnes âgées ne sont pas dénigrées. Et, dans les aéroports, aussi immenses soient-ils comme à Tokyo, les douaniers ne vocifèrent pas.

  • Le sentiment de sécurité. Découlant des points précédents, quelle sereinitude de se sentir si en sécurité. Pas obligatoire de fermer la voiture, de se demander sans arrêt si on va vous barbotter quelque chose. Difficile d'imaginer que c'était encore possible sur Terre.

  • Les onsen. Nous nous attendions à ce que ce soit super, ce fut génial. Calmes, très nombreux, de petits bassins la plupart du temps, des produits quasiment toujours fournis, un cadre souvent fabuleux, pas chers. En un mot, rien à voir avec les piscines thermales de chez nous.... En outre, nous avons découvert les ashi no yu (足の湯), des bains de pieds thermaux. Abondants et gratuits.


  • Un des nombreux onsen.

  • La langue. Le fait de ne parler qu'un japonais basique mais d'essayer a permis de recevoir beaucoup d'aide ainsi qu'un excellent accueil. En outre, c'est une langue très intéressante, voire passionnnante.

  • Les paysages, la faune, les parcs floraux et paysagers. Les paysages, surtout volcaniques, ont été magnifiques. Que de belles balades proches de volcans. La faune aussi a été l'occasion de nombreuses rencontres. Renards pas farouches, ours pacifiques ou pas. Nous ne sommes pas près d'oublier la rencontre avec l'ourson et sa mère dans les Alpes japonaises (cf récit Des Alpes japonaises au ferry de Sakaiminato). Et les différents jardins qui émerveillent.


  • Paysage volcanique.

  • L'architecture. Superbes châteaux, temples et maisons à tuiles qu'on ne se lasse pas de contempler.


  • Maison typique de Honshu.

  • Les bivouacs. Il a été aisé d'en trouver de très sympas même sur Honshu qui est l'île principale, densément peuplée.

  • Ce qui nous a moins plu:

  • La TVA. Elle est parfois comprise dans le prix affiché mais parfois pas ce qui ne rend les choses guères pratiques, ni évidentes. Elle est de 8% depuis quelques mois au lieu de 5% précédemment. Quelques voix s'élèvent à ce propos mais les Japonais n'étant pas très vindicatifs ni revendicateurs...

  • La langue. Certes, comme cité précédemment, elle a été un atout mais beaucoup de choses sont restées incompréhensibles. Quelle enseigne se cache derrière cette écriture, qu'est-il expliqué à cette curiosité, ...?

  • Le suremballage. Il est malheureusement trop fréquent. Presque tout est suremballé. Dommage alors que le tri des déchets est répandu ainsi que les énergies renouvelables comme le solaire avec de nombreuses fermes à panneaux et de nouvelles en construction.

  • La distraction au volant. Les gens sont très distraits au volant. Leur attention est davantage absorbée par leur téléphone portable, il n'est pas interdit de les utiliser en roulant (!), leurs mascottes, qu'ils regardent ou dont ils s'occupent, ou leur télévision qui se trouve à la place du GPS. Autrement dit, on peut soit dire que ce n'est pas parce que le Japonais roule (très) lentement qu'il roule bien, soit qu'heureusement il ne roule pas vite!



  • Suite au prochain épisode! Ulaan Baatar, Mongolie, le 04.08.2014