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Bilan de la troisième étape en Nouvelle-Zélande

Après presque trois mois de pérégrinations dans ce pays, voici venu le temps d'en tirer le traditionnel petit bilan. Nous avons eu beaucoup de plaisir bien que cette étape nous ait aussi offert son lot de surprises. Nous avons passé du temps au garage (ce qui était prévu depuis un moment), avec un travail effectué décevant. Cette immobilisation a réduit la durée de découverte des deux îles. C'est dommage, nous serions volontiers restés un peu plus longtemps à certains endroits. Nous n'avons vu aucun véhicule avec des plaques étrangères hormis un 4x4 australien. La Nouvelle-Zélande est un pays très agricole et surtout très pastoral.


Moutons à gogo.

Ce qui nous a surpris:

  • La conduite à gauche. Benj s'est rapidement habitué à cette particularité routière. Il faut penser à se mettre constamment en mode "dépassement", même quand on vous double par la droite! Avec l'habitude de conduire à droite, on est vite pris à penser que le gamin ou le chien est au volant :) Inversement, nous avons dû faire peur à plus d'un automobiliste qui ont dû voir le conducteur présumé lisant la carte, prenant des photos et ne tenant pas le volant!

  • L'omniprésence de l'eau. De nombreux ruisseaux et rivières coulent un peu partout et sont très rarement endigués. Certainement un peu à ce que devait ressembler l'Europe il y a quelques siècles.

  • L'apparente décontraction des habitants. Beaucoup marchent à pieds nus, même en ville. Les tatouages sont fréquents, parfois même sur le visage et ce n'est pas mal vu.

  • La logique des prix. Parfois, une petite quantité est moins chère qu'une grande (2x1kg de patates moins chers qu'un emballage de 2kg) mais ce n'est pas une généralité. En effet, parfois lorsque des fruits ou légumes sont mis en sachets, c'est moins cher que le fruit ou légume à l'unité vendu au même endroit. Nous cherchons toujours à comprendre cette "logique".


  • Omniprésence de l'eau.

    Ce qui nous a plu:

  • Les paysages. Les forêts denses et les kaoris, même si la majorité a déjà disparu, coupés par l'industrie forestière, comme la plupart des forêts primaires, brûlées au siècle passé pour créer les exploitations agricoles. De nos jours encore, de la forêt disparaît au profit de pâturage pour les moutons. Les montagnes et les rivières, nous rappelant par moment chez nous (la Conté diraient les Hobbits).

  • Les différents lieux naturels et paysages, libres d'accès, utilisés lors du tournage du "Seigneur des Anneaux", même si c'est souvent sans explication sur place et pas ou très mal indiqué.

  • Les oiseaux et la faune marine. Wekas, pukekos, tuis, kiwis, ... Les otaries, lions de mer, dauphins, ...

  • La pêche en rivière. Les rivières sont magnifiques et offrent de belles opportunités avec souvent de gros poissons.

  • La faible densité de population. Flagrante sur l'île du Sud, un peu moins sur celle du Nord.


  • Un des nombreux paysages.

    Ce qui nous a moins plu:

  • Wifi. La difficulté pour en trouver des gratuits et leur qualité, souvent très médiocre. Beaucoup de wifis signalés gratuits sont déguisés; il faut un code payant pour y avoir accès. Et les tarifs sont prohibitifs (de 3 à 5 dollars la demie-heure!).

  • Campgrounds et interdictions de camping sauvage. Les lieux de camp payants sans aucun service dont les tarifs augmentent avec la proximité des endroits touristiques. Le camping sauvage est en outre interdit sous couvert de protection de l'environnement alors que les interdictions fleurissent à proximité des endroits touristiques et des hébergemnts.

  • Les vols. Rares sont les parkings où nous n'avons pas vu d'éclats de pare-brise au sol. Rien ne semble être fait contre ce fléau, si ce n'est de mettre des panneaux de mise en garde. Cela nous a souvent retenu de faire certaines marches, de peur que le bus ne soit visité. C'est la première fois depuis le début de ce voyage que nous avons eu ce sentiment.

  • Les prix de la nourriture. Ils sont élevés même ce qui est produit sur place (à part l'agneau). Il semble que l'augmentation de la demande extérieure (principalement asiatique) les fasse exploser. En outre, il n'y a que trois ou quatre chaînes de supermarchés et très peu de commerces autres que ces derniers. Paradoxalement, les bonnes affaires se font dans les magasins asiatiques, présents uniquement dans les grandes villes.

  • Le business autour du tourisme, les prix sont très souvent exagérés, et les gift shops remplis de souvenirs made in China. En outre, le business autour du Seigneur des Anneaux nous a fait renoncer à certaines visites (ex. Hobbiton, le village des Hobbits, plus de 75 dollars par personne, 60 CHF, pour une courte visite, trajet non compris.)

  • La météo. Elle a très souvent été capricieuse, particulièrement sur l'île du Sud, nous empêchant avec grand regret d'admirer de nombreux paysages.

  • Les sand flies. Ces horribles petites mouches prenant un malin plaisir à nous dévorer. Certains endroits en sont vraiment infestés, surtout sur la côte ouest de l'île du Sud. Et dire que nous pensions les avoir laissées au Canada!


  • Il en faut davantage pour décourager un Busaudos!



    Suite au prochain épisode! Walgett, Nouvelle-Galles du Sud, Australie, le 19.02.2014