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Carretera Australe

A peine arrivés sur cette route, nous voyons un huemul traverser devant nous. Malheureusement, pas le temps de dégaîner l'appareil pour lui tirer le portrait! Le huemul est un cervidé ressemblant beaucoup au chevreuil, que tout le monde connaît bien. Il est en voie de disparition. Dans tous les parcs visités jusqu'à présent et au bord de certaines routes, il y a des panneaux "zona de huemules", mais nous n'en avions pas encore vu, au point d'en faire un animal légendaire au même titre que notre dahu (à la différence près que le huemul se nourrit exclusivement de panneaux indicateurs routiers, c'est pour cette raison qu'il y en a si peu!)!


Photo de photo de huemul ;)

Nous descendons ensuite au bord du rio Baker passer la nuit.

Mardi 26 février au matin, nous allons à Cochrane essayer de faire quelques emplettes. Nous n'y achetons pas grand chose au vu du prix et de la qualité des produits. Puis, nous faisons une jolie balade à la réserve Tamango, où il y a, paraît-il, 50 huemules pour les quelque 7000 hectares du lieu. Mais nous n'en verrons pas la queue d'un, malgré avoir choisi le sentier où il y a le plus de chances d'en voir. Nous nous consolons avec une truite que Benj pêche dans les eaux turquoises du rio Cochrane.


Dans la réserve Tamango.

En fin d'après-midi, nous retournons où nous avons dormi la veille pour traverser le rio Baker au moyen d'un petit ferry à câbles, mû uniquement par la force du courant.


Le petit ferry.

De l'autre côté du rio, sur la piste, nous voyons quelques lièvres. Les paysages sont magnifiques, une fois de plus.


En rive droite du rio Baker.

Nous franchissons un petit pont suspendu avant de nous installer au bord du rio Nef.


Traversée de la passerelle Manzano.

Le lendamain matin, Benj pêche dans les environs de Puerto Bertrand, petit village au bord du lac du même nom dont des eaux sont turquoises et transparentes avec dans le fond des glaciers.


Lago Puerto Bertrand.

L'après-midi, en allant dans les environs de Puerto Rio Tranquillo, les paysages sont fascinants.


Dans les environs de Puerto Rio Tranquillo...


le lago General Carrera...


appelé lago Buenos Aires du côté argentin.

Puis, le temps tourne, alors nous décidons de nous installer au bord du rio Murta, dans l'espoir que le temps change d'ici au lendemain. La vue est bouchée et une zone de glaciers nous attend plus loin.

Jeudi 28 au matin, il fait toujours gris mais au fur et à mesure de la matinée, ça se dégage timidement. Nous prenons deux jeunes stoppeurs espagnols jusqu'à Villa Cerro Castillo.


Vue de la route menant à ce village.

Nous voulions aller faire le plein un peu plus loin à Balmaceda, la carte prise dans un office du tourisme y indiquant une pompe. Sur place, il y a un aérodrome et seulement du kérosène! Nous devons nous résoudre à aller faire le plein plus au nord, à Coyhaique, où nous profitons également pour faire de grandes commissions car il y a un supermarché, Coyhaique étant la plus grande (et la seule grande) ville de la Carretera australe. Après cet arrêt, nous revenons un peu plus en arrière jusqu'à la réserve de Cerro Castillo. Le ripio qui y mène passe par des vallées escarpées. Un nouvel animal pas encore vu pointe son nez, il s'agit d'un putois qui se dissimule dans un clédard à bétail.


Le putois.

Nous nous arrêtons au bord du lago Caro.

Le lendemain matin, Benj pêche un moment le magnifique rio Paloma, mais n'y fait que quelques petites truites. Nous y observons des martins-pêcheurs à ventre roux.


Le lago Caro.


Au bord du rio Paloma.

En fin de journée, nous devons obligatoirement repasser par Coyhaique. Nous en profitons pour remplir le jerrican pour notre réchaud qui fonctionne à l'essence, ce que nous avions oublié de faire la veille. Nous tombons par hasard sur un des couples de Français que nous avions croisé quelques semaines plus tôt au parc Perito Moreno. Après avoir discuté un moment, nous quittons cette ville pour aller nous installer au bord du rio Simpson. Nous avons droit à un magnifique coucher de soleil avec des couleurs splendides.


Le coucher de soleil en question.

Samedi 2 mars, nous commençons par la visite du jardin botanique de la réserve Rio Simpson puis allons nous installer un peu plus au nord, au bord du rio Cisnes. Benj y pêche quelques truites.



Le rio Cisnes.

Le dimanche, nous nous dirigeons vers le parc national Queulat. Les vues depuis la piste qui le traverse sont superbes, entre cascades, glaciers et forêt vierge.






Vues du parc Queulat.

Nous entrons ensuite dans la partie payante du parc (mais nous avons nos pass ;) ) pour faire une marche jusqu'au mirador du glacier suspendu, vedette du parc, c'est magnifique.


Il faut d'abord emprunter une passerelle suspendue...


puis monter à travers une forêt primaire...


avant d'arriver au mirador du Ventisquero Colgante.

Puis au retour, nous faisons encore un détour par la lagune qui recueille les eaux de fonte du glacier.


La Laguna Colgante et un huet huet, un petit oiseau qui fait le bruit d'un jouet pour chien, ce qui lui a donné son nom.

En fin de journée, après un passage à Puyuhuapi, nous nous arrêtons un peu plus loin, dans une place de camp du parc. Nous profitons de la parilla (place pour faire les asados) pour griller les truites pêchées la veille, en pensant aux copains qui ont fait l'ouverture de la pêche en Suisse ce jour.


Asado de truchas!

Le jour suivant, après un rapide arrêt courses et plein à la Junta, nous nous faisons contrôler par le policier du coin. C'est le premier contrôle du genre au Chili. Il pinaille avec le permis international qui soit-disant doit être tamponné par le club automobile chilien! Nous lui disons qu'on nous a rien dit de tel à la douane et laissé passer ainsi. Il veut alors voir le passeport de Benj tamponné. Après avoir vu le document, il finit par nous dire que c'est en ordre. Nous prenons ensuite la piste qui conduit au village de Raul Marin. En chemin, nous nous arrêtons à des thermes indiqués dans les guides mais la dame qui s'en occupe nous dit que c'est fermé aujourd'hui... :( Quelques kilomètres avant d'arriver au village en question, il faut prendre un petit ferry pour traverser le rio Palena.


Le ferry sur le rio Palena.

Arrivés au village, nous nous rendons à une plage où nous voyons des dauphins. Le spectacle est superbe.


Des dauphins de Peale à Raul Marin.

Nous allons ensuite voir s'il y en a d'autres à une deuxième plage au fond du village. Benj en aperçoit un, mais nous faisons surtout la découverte du jour. Plein de fraisiers poussent sur la plage. Nous profitons de l'aubaine pour remplir quelques tupperwares. Elles sont succulentes!


Les fraises à Raul Marin.

Nous repartons avant qu'il n'y ait plus de ferry et allons nous installer le long de la route 7 (la Carretera) pour passer la nuit.

Le lendemain, nous passons par Chaiten, ville en reconstruction, suite à sa destruction par l'éruption du volcan du même nom en 2008. L'endroit est quasi désert, il y a bien peu d'activité. Nous voulons réserver le ferry pour le lendemain pour Hornopiren, mais on nous dit que ce n'est pas nécessaire, qu'il faut aller directement sur place. Nous quittons ensuite Chaiten, où il pleut, pour aller dans le parc Pumalin, également propriété des Tompkins, en direction du lieu où nous devons prendre le ferry. Nous nous installons dans un campement du parc et, vu le temps pluvieux, profitons pour écrire la suite de nos aventures.

Mercredi 6 mars, en route pour l'embarquement du ferry, nous nous arrêtons dans le parc nous balader sur un sentier qui passe au pied d'alerces (rappelez-vous, ce sont des arbres qui peuvent atteindre une cinquantaine de mètres et atteindre l'âge faramineux de 4000 ans!). Nous avions renoncé à faire un tour en bateau (très cher) pour aller en voir dans le parc du côté argentin (Los Alerces, qui en fait est dans le prolongement du Pumalin). Ici, nous ne sommes pas déçus, quel spectacle! Nous nous croirions dans un des royaumes de Tolkien.



Les Alerces du Pumalin et un hobbit.

Puis, en attendant le ferry, nous observons plein de colibris. Nous en avions déjà vu tout plein mais pas réussi à les photographier, ils sont tellement rapides!


Des colibris du Chili (sephanoides sephanoides).

Le ferry arrive, c'est le capharnaüm à l'embarquement. Nous sommes arrivés dans les premiers mais on ne nous laisse pas monter à bord parce que nous n'avons pas réservé! On nous avait pourtant dit au bureau de la compagnie la veille que ce n'était pas nécessaire... Heureusement, il y a un deuxième ferry qui va accoster après l'autre pour ceux qui n'ont pas de réservation. Nous pouvons y embarquer. C'est un petit trajet d'une demi-heure. Une fois débarqués, nous devons faire une dizaine de kilomètres pour pouvoir prendre un deuxième ferry. Cette fois, le trajet est plus long, 4h environ. Par chance, la mer est calme et Benj a pris un médic contre le mal de mer. ;) Le ferry navigue dans un fjord.


Le Fiordo Largo.

Il y a beaucoup d'élevages de saumon (désastre écologique, sans compter que rien ne doit être contrôlé...). Il y a tout de même quelques dauphins qui viennent tourner autour du bateau durant la traversée.


Des dauphins de Peale du Fiordo Largo.

Débarqués à Hornopiren en début de soirée, nous retrouvons la route 7 et nous arrêtons quelques kilomètres plus loin pour passer la nuit.

La journée, suivante, nous longeons l'estuaire de Reloncavi puis remontons le rio Petrohué. Nous nous arrêtons à ses chutes qui passent au travers d'anciennes coulées de lave.


Les Saltos del Petrohué.

En fin d'après-midi, nous mettons le cap sur Ensenada où Pierre, un ami à Benj rencontré lors d'un séjour de pêche en Russie, habite la moitié de l'année dans une maison qu'il s'est fait construire. Elle se situe sur les flancs du volcan Calbuco. Il a également une superbe vue sur le volcan Osorno.


Chez Pierre.


Le volcan Osorno.

Nous restons chez lui jusqu'au lundi. Nous profitons de cet arrêt pour faire une vidange à Puerto Varas le vendredi, mettre à jour notre site (vous l'avez constaté avec la série de lectures postées à ce moment!) et pour Benj pêcher le Petrohué le dimanche. Nous avons fait connaissance de sa maman qui était venue lui rendre visite, de son amie qui habite et travaille à Puerto Varas et de la mère de son amie. Ce séjour a été fort agréable, nous avons été très bien reçus, malgré que Pierre fût malade les deux derniers jours et les nombreuses choses qu'il avait à faire avant son retour prochain en France.

Lundi 11, nous repartons de chez lui dans la matinée pour rejoindre la frontière avec l'Argentine.



Suite au prochain épisode! Puerto Iguazu, le 28.03.2013