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Du ferry aux montagnes

Après être débarqués sur l'île du Sud à Picton en ce vendredi 6 décembre, nous nous engageons sur la route côtière en direction de l'ouest. Bien que le temps soit toujours couvert et par moments pluvieux, les vues sur le Sound de Queen Charlotte sont très belles.


Queen Charlotte Sound.

Ensuite, nous empruntons une route forestière pour nous rendre à Nelson mais à mi-parcours un panneau indique qu'elle est fermée un peu plus loin. Nous sommes contraints de rebrousser chemin et d'y aller par la route principale. Une fois cette ville passée, il est difficile de trouver un endroit pour nous installer. La route passe à proximité du parc national Abel Tasman, le parc le plus visité de Nouvelle-Zélande. La région étant très touristique, il n'y a que des hébergements et des campements payants et les panneaux "No Camping" ont fleuri partout. Nous trouvons finalement en direction de Takaka une petite piste au bord de laquelle nous passons la nuit.


Route de Takaka Hills, en cherchant un lieu de camp.

Le lendemain matin, nous poursuivons sur cette petite piste et nous promenons à la fin de cette dernière. C'est un très joli sentier à travers la forêt qui mène à Harwoods Hole, une dépression de 176m, la plus profonde de Nouvelle-Zélande.


Chemin faisant.


Harwoods Hole.

Puis, non loin de Takaka, nous allons aux sources de Te Waikoropupu. Elles figurent parmi les plus grandes de la planète. Elles forment un petit lac aux eaux particulièrement limpides. L'endroit a une dimension spirituelle aux yeux des Maoris, cette eau pure est source de vie.


Te Waikoropupu Springs.

En fin de journée, nous continuons vers le nord en quête d'un lieu pour la nuit. Nous avons du mal à en trouver un. Nous nous rabattons sur une petite route agricole et traversons un ruisseau pour nous installer en bordure d'un pâturage de l'autre côté.

Il pleut quasiment toute la nuit et, au matin, le ruisseau est monté d'un bon mètre et il n'est plus possible de le traverser. Nous essayons de remonter la petite route de l'autre côté mais plus loin nous n'arrivons pas à franchir un passage trop raide et trop glissant. Nous n'avons d'autre choix que d'attendre que le niveau de l'eau rebaisse. Nous passons la journée à nous occuper au bus entre récits et ordinateur, un peu inquiets de notre sort, nous imaginant déjà rester plusieurs jours bloqués à patienter dans notre pâturage. D'autant plus qu'il continue à pleuvoir tout le jour.

Le matin suivant, sans trop d'espoir, nous allons vérifier où en est le niveau de l'eau. Miracle, comme il n'a pas plu de la nuit, il est redescendu et le passage est à nouveau possible. Nous ne nous faisons pas prier et quittons notre piège sans tarder. De fait, ce n'était pas le ruisseau lui-même qui avait gonflé mais la rivière dans laquelle il se jette, remplissant ainsi son embouchure.


Comme des bleus!

Nous n'avions pas du tout songé à une possible et soudaine montée des eaux en cas de pluie. Nous serons d'autant plus prudents à l'avenir, sans toutefois nous amener à fréquenter les "campgrounds". Nous pouvons nous rendre au cap Farewell, à l'extrémité nord de l'île, où il y a une très belle plage et ses habitants surprise.


Sentiers aux alentours de la plage.


Wharariki Beach et ses otaries.


Flax poussant un peu partout en Nouvelle-Zélande.

Nous devons ensuite rebrousser chemin jusqu'à Motueka d'où la route bifurque pour le sud. Nous nous y engageons et nous arrêtons à une halte routière.


Le long de la route pour le sud.

Au réveil, il fait grand beau. Nous allons dans une vallée perpendiculaire. Benj pêche mais sans succès quoique quelques poissons soient repérés.


Wangapeka River.

En fin d'après-midi, nous faisons une petite promenade dans les environs.



Lors de cette balade.

Puis, survient la sempiternelle quête d'un endroit pour la nuit. Au bord d'une petite route forestière, nous avons la chance de trouver quelques bolets qui complèteront agréablement le souper. Nous nous arrêtons un peu plus loin dans cette forêt.


La cueillette du jour.

Mercredi 12, nous allons au lac Rotoroa, un lac glaciaire dans le parc national Nelson Lakes. Nous marchons le long de ce dernier.


En balade.

Benj pêche un moment la rivière qui sort de ce lac. D'abord, à la mouche mais, comme ce n'est pas très dégagé, c'est difficile. Puis au lancer, et là le succès est au rendez-vous; il attrape deux jolies truites qui accompagneront le repas du soir. Pour établir le camp, nous jetons notre dévolu sur le bord d'une petite piste surplombant le lac.


Truites de la Gowan.

Le lendemain, nous allons à la vallée de l'Owen, remplie de moutons comme presque partout en Nouvelle-Zélande.


Quelques-uns des très nombreux habitants de la Nouvelle-Zélande.

Nous espérons avoir des vues du mont Owen, le plus haut sommet de la région avec ses 1875 mètres et connu des amateurs du Seigneur des Anneaux comme Dimrill Dale. Le temps est couvert et le sommet est dans les nuages.


Le mont Owen et son capuchon nuageux.

Puis, de passage à Murchison, nous profitons pour réserver le ferry du retour. Nous trouvons une place pour une traversée de nuit. Nous nous rendons ensuite aux chutes Maruia. Nous nous installons dans les environs aux abords d'une piste forestière. Il se met à pleuvoir.


Maruia Falls.

Le matin, la pluie s'est arrêtée. Nous prenons la direction des bains thermaux de Maruia. Bien que les bassins soient agréables, nous sommes rapidement dérangés par les "sand flies", des petites mouches qui piquent, ressemblant à s'y méprendre aux mouches canadiennes (cf récit La Gaspésie). A vrai dire, depuis que nous sommes sur l'île du Sud, nous sommes régulièrement assaillis. Nous devons nous réfugier au bassin intérieur.


Maruia Hot Springs.

Nous allons plus tard à la petite ville de Reefton et assistons à la parade de Noël, événement commun dans les villes et villages de Nouvelle-Zélande. C'est loufoque, décalé et atypique pour nous. Il y a visiblement toute la commune défilant ou regardant. La police ouvre les festivités et on a même sorti les petits vieux du home.


L'événement de l'année de cette petite bourgade d'à peine mille habitants.

Une fois partis, nous trouvons en forêt près d'une petite rivière un coin où nous installer mais la quantité de sand flies nous oblige à déguerpir aussitôt. Nous dénichons plus loin un autre endroit au bord la rivière Ingahua. A la tombée du jour, nous croyons voir un kiwi, cet oiseau terrestre, nocturne, endémique, emblème de la Nouvelle-Zélande, mais il s'agit en fait d'un weka, également terrestre et endémique, ressemblant au kiwi mais avec un bec plus court et une queue.


Weka.

Nous débutons la journée en pêchant la Ingahua puis la confluence de cette rivière avec la Buller.


Ingahua Junction où les eaux de couleurs différentes se rencontrent.

Nous passons le reste de la journée un peu plus bas au bord de la Buller. Benj essaie de chercher de l'or mais sans grande réussite. Nous dormons sur place.

Le dimanche, nous allons au cap Foulwind. En route, nous voyons des pukekos, un oiseau commun ici que nous avions également vu en Nouvelle-Calédonie.


Pukekos.

Nous commençons par une balade le long de la côte. Au parking, nous sommes accueillis par une famille de weka très familière. Ils nous picorent dans les mains pour ensuite nourrir leurs petits.


Wekas domestiques.


Cape Foulwind.

Nous allons ensuite voir une colonie d'otaries qui réside dans le coin. Elles sont nombreuses à se prélasser ou à nourrir leurs jeunes. Ce mammifère marin peut plonger jusqu'à 250 mètres pendant environ 11 minutes. En fin d'après-midi, nous nous installons près d'une petite rivière.


Otaries (fur seals).

Le jour suivant, nous retournons le long de la côte ouest en direction de Punakaiki. Malgré un temps plutôt maussade, les vues sont très jolies.


Entre forêt pluviale et océan.

Sur place, se trouvent de célèbres formations rocheuses, appelées les pancakes, car elles font penser à des empilements de ces crêpes. Ces roches d'environ 35 millions d'années formées d'organismes marins étaient d'abord immergées puis se sont retrouvées à sec avec l'abaissement du niveau des mers, avant que l'érosion ne fasse son oeuvre.



Pancake Rocks.

L'érosion a aussi créé des cavités au travers desquelles les vagues s'engouffrent et ainsi de l'eau jaillit jusqu'à une dizaine de mètres plus haut.


Souffleur.

Nous terminons la visite avant que le temps ne se dégrade davantage et qu'un rideau de pluie ne s'abbatte. Nous allons à Greymouth, nous trouvons enfin le traditionnel autocollant du drapeau du pays visité et passons l'après-midi à mettre à jour notre site. En fin de journée, nous nous installons au bord de la rivière Grey.


Grey River.



Suite au prochain épisode! Masterton, Nouvelle-Zélande, le 11.01.2014