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On the road again: en route pour le cercle polaire arctique

Dimanche 5 juillet, en fin d'après-midi, nous avons quitté Lausanne à destination des pays nordiques et avons passé la première nuit encore en Suisse dans les environs de Bâle sous la canicule.


Mieux qu'à Masterchef avec inauguration de la nouvelle table du bus.

S'ensuivit la longue traversée de l'Allemagne presqu'exclusivement sur autoroute à part des bivouacs en forêt ou en campagne. Et le constat que nos bonnes vieilles habitudes de trouver des petits coins reculés et tranquilles n'étaient pas perdues! Nous avons rejoint Malmö sur la côte suédoise via le Danemark et les deux grands ponts danois et suédo-danois.


Storjorbaeltbro et Øresundbro.

Les 9 et 10 juillet, Benj a pêché à la Mörrum, célèbre pour ses saumons et où il contracta le virus de la saumonite aiguë en 2001. Pêche difficile, couronnée souvent de peu de succès, il n'attrapa malheureusement rien. Cependant, les conditions étaient peu propices à l'activité de ces poissons à cause d'une température d'eau très élevée (21°C pour les connaisseurs!).


Au bord de la Mörrum.

Ce fut l'occasion de tester une nouvelle acquisition, une tente-auvent. Lucy s'est ainsi transformée en deux pièces. Kawaï, elle, retrouva rapidement ses marques et le mobilier de son enfance...


mais qui avait sacrément rétréci au lavage!

Après avoir quitté Mörrum et baladé en récoltant les premières chanterelles de l'année, nous avons emprunté la route principale à l'intérieur des terres suédoises (Inlandsvägen). A mesure de gagner le nord par cette route, la campagne céda de plus en plus sa place aux grands espaces forestiers ponctués de lacs et de rivières.


Suède du sud.


Suède du nord.

En parallèle, les hordes de divers petits vampires nous affectionnant tout particulièrement furent davantage présents. Des moustiques, bien sûr, mais également des mouches noires, des taons énormes et des brûlots. Nous avons d'ailleurs subi, un soir près d'un lac, une attaque virulente de ces derniers malgré un feu pour les éloigner. Un harcèlement incessant par ces abominables bestioles de moins d'un millimètre passant au travers des moustiquaires et dont leur force est basée sur leur nombre.


Lieu de camp semblant de prime abord agréable et isolé...


avant de remarquer que nous n'étions pas seuls! (il s'agit des lignes chauffantes de la vitre arrière)

Nous avons vu jusqu'à présent une kyrielle de traces d'élan mais sans apercevoir l'animal qui malgré sa grande taille parvient à se rendre remarquablement discret. Réalité bien illustrée puisque lors de précédents voyages en Scandinavie (2001, 2002, 2006, 2007 et 2008) nous n'en avions vu qu'un seul.


Traces d'un géant invisible.

Les premiers rennes furent, eux, aperçus dans les environs d'Östersund.


Premier d'une longue série.

Cet animal, emblème du Grand Nord, est semi-domestique. Elevé certes mais laissé en pâture libre. Comme les moustiques, leur nombre augmente en montant au nord. Kawaï découvrit avec un intérêt certain les traces laissées par ce cervidé.


Grande découverte.

Il faut rester vigilant, ils ont tendance à errer sur les routes et sont peu enclins à se déplacer lorsqu'un véhicule arrive.


Attention sur les routes.

Le 15 juillet, nous avons atteint dans les environs de Jokkmokk le cercle polaire arctique. Cette ligne imaginaire (latitude 66°33' N) est définie comme l'endroit où le soleil de minuit a lieu une fois par an au solstice d'été. Au sud du cercle, ce phénomène ne se produit pas tandis que plus l'on se rapproche du Pôle Nord, plus il dure longtemps.


Après l'Equateur et les deux Tropiques, voici les globe-trotters au cercle polaire.



Suite au prochain épisode! Lausanne, Suisse, le 23.10.2015