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Entrée en Patagonie et Péninsule de Valdés

Jeudi 17 janvier, nous nous remettons en route le matin pour continuer à descendre au sud. Nous arrivons à un poste de contrôle sanitaire. Ils y vérifient les denrées dans les véhicules, particulièrement les fruits et légumes frais ainsi que la viande. Ils ouvrent une porte et le coffre, regardent en gros et nous laissent passer. Quelques kilomètres plus loin, nouveau poste de contrôle sanitaire, plus axé sur le contrôle de la viande. Nous n'en avons pas. Le préposé fait une vérification rapide en ouvrant une porte et nous repassons à nouveau sans problème. Et c'est l'entrée en Patagonie. Nous rencontrons un convoi de Belges, une famille dans un gros camion et une autre en camping-car qui, comme nous, descendent jusqu'à Ushuaia. Petit arrêt l'après-midi à Viedma, à l'embouchure du Rio Negro, afin de faire le plein de carburant et d'eau et des courses.

Nous décidons de chercher un endroit au bord du Rio Negro pour s'arrêter. En essayant un chemin, nous tombons sur un 4x4 dont les occupants nous disent que celui-ci mène à une ferme mais que plus loin il y en a un qui mène à un bled, Guardia Mitre, où passe le fleuve et où il y a une petite place pour camper, gratis selon leurs dires. Nous nous dirigeons alors vers cet endroit. Sur le chemin que nous trouvons qui y mène, il faut d'abord passer la rivière au moyen d'un petit ferry boat.


Le ferry pour traverser le Rio Negro.

Les employés à bord ainsi qu'un autre passager sont surpris d'y voir des Suisses. De l'autre côté de la rivière, une piste continue jusqu'à ce village reculé. Nous y trouvons le campement municipal au bord de la rivière dont on nous a parlé. Nous nous y installons. Benjamin essaie de pêcher mais ça ne donne rien. Notre souper se fait au feu de bois, il y a des places pour faire du feu et du bois à disposition.


Notre camp.

Après une nuit calme, un bonhomme du bled vient nous parler (il n'est pas évident de le comprendre!), il s'agit du type qui s'occupe du lieu. Il nous dit que nous sommes les premiers étrangers qu'il voit ici! Puis les deux policiers de ce village de 600 âmes viennent aussi vers nous pour discuter un peu. Nous repartons de cet endroit bien tranquille en début d'après-midi. Peu après, nous prenons un auto-stoppeur sac au dos jusqu'à la ville suivante. En discutant avec, nous parfaisons notre vocabulaire et apprenons quelques subtilités de la langue. Le paysage est plat, aride et la route, une grande ligne droite.


Sur la route 3.

En fin de journée, nous prenons une petite piste qui mène à l'océan, au lieu-dit Puerto Lobos. Le "Petit (pas très) Futé" indique que c'est une ville secondaire. En réalité, il y a une maison dont le toit est effondré, c'est tout! Heureusement que nous ne comptions pas aller à l'hôtel!


Notre campement et la "ville secondaire".


Le bord de l'océan Atlantique.

Nous restons à cet endroit jusqu'en début d'après-midi écrire le récit de nos aventures des derniers jours. Ensuite, nous mettons le cap sur la Péninsule de Valdés où, avant même d'avoir atteint l'isthme de la péninsule, il y a un foutu péage qui ne peut être évité. Les tarifs sont prohibitifs. Ils augmentent visiblement chaque année (nos deux guides indiquaient 70 pesos) et sont différents pour les locaux, 8 pesos, les Argentins, 30 pesos, et les étrangers, 100 pesos (20 CHF) par personne! Une fois à la péninsule, nous passons faire le plein à Puerto Piramides. C'est la station balnéaire du coin et ça grouille.


Puerto Piramides et ses baigneurs.

Puis, pas très loin de Puerto Piramides, nous observons une colonie de lions de mer. Ils font un bruit d'enfer et ça pue! Le spectacle est quand même très sympa.


Vue sur une partie de la colonie.


Dans l'eau.


Petits avec leur mère.


Un gros mâle.

Nous nous dirigeons ensuite vers l'intérieur de la péninsule où nous voyons plein de pintades qui traversent la route ou sont aux abords de celle-ci.


Pintade au repos.


Sauve qui peut un BUSAUDOS!

Nous sommes en quête d'un lieu pour passer la nuit mais presque toutes les petites pistes en dehors de la principale sont fermées par une barrière. Nous observons derrière l'une d'elles un lièvre de Patagonie.


Lièvre de Patagonie.

Nous finissons ensuite quand même par trouver une petite piste tant recherchée et nous y installons après avoir parcouru quelques kilomètres. Cette piste serpente entre 2 salines de la péninsule, situées en-dessous du niveau de la mer. Nous avons droit à un joli coucher de soleil.


Piste avec une des salines.

Le lendemain matin, nous levons le camp assez tôt afin de profiter des sites avant l'arrivée des bus remplis de touristes. Nous apercevons beaucoup de nandous, une sorte d'autruche. Certains courent même avec les moutons!


Troupeau de nandous.


Nandous et moutons.

Au premier site (Punta Delgada), nous trouvons barrière close, seuls les clients de l'hôtel-restaurant de cet endroit y ont accès! Cap sur le site suivant, Punta Cantor. Bonne surprise, nous sommes les premiers avec le renard du coin.


Le renard pas farouche, un habitué des lieux (et des restes d'asado du bistrot).

Nous nous baladons sur le sentier aménagé depuis lequel nous observons notamment des éléphants de mer et des lézards.


Éléphants de mer se dorant la pilule au soleil.


Un petit lézard faisant de même.

Nous continuons à remonter vers le nord de la péninsule le long de la Caleta Valdés (petit bras de mer intérieur), où nous observons des manchots de tout près et des guanacos.


Manchots de Magellan.


D'autres manchots (en arrière-plan! ;) ).


Guanacos curieux.

Arrivés au point le plus septentrional de la péninsule, Punta Norte, des tamarillos (cousin du tatou) attendent les touristes au parking. Ils sont très familiers et intéressés par les pic-nics.


Tamarillo de près.


Tamarillo intéressé.

De ce site, nous observons une autre colonie de lions de mer, de plus près encore que la première. Ils sont toujours autant bruyants et puants!


La colonie de lions de mer de Punta Norte.

C'est aussi, comme à Punta Cantor, un site pour observer les orques mais nous n'en verrons pas. Nous nous remettons en route finir la boucle pour resortir de la péninsule. Nous passons ensuite rapidement par Puerto Madryn faire le traditionnel plein de carburant, d'eau et quelques courses.

Bilan de la visite: Superbes observations d'animaux, il est toutefois regrettable qu'il y ait autant d'élevage dans une réserve naturelle...



Suite au prochain épisode! El Calafate, le 03.02.2013