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Pointe Nord

Vendredi 15 novembre, nous commençons la journée en rangeant nos affaires et en réorganisant notre intérieur. Après cette tâche, nous prenons la route en direction du nord. En cherchant le campement gratuit de Puketi Forest où nous avons prévu de nous installer, nous nous trompons et arrivons dans un campement payant dont nous repartons aussitôt. Bien qu'il ne soit pas indiqué, nous parvenons ensuite à trouver le camp recherché, agréablement situé au bord d'une petite rivière.


Forest Pools dans la forêt de Puketi.

Le lendemain matin, nous passons par Kaitaia. La route serpente à travers collines et forêts subtropicales.


En route pour Kaitaia.

Nous faisons la pause de midi au bord d'un petit lac.


Waiparera Lake.

Puis, nous passons un moment vers le milieu de la plage de 90 miles. Elle fait en réalité environ 90 kilomètres plutôt que 90 miles. Les vues sont magnifiques.


90 miles Beach.

Nous nous installons en fin de journée en forêt un peu à l'écart de cette plage.


Près de notre lieu de camp.

Le jour suivant, nous allons à l'extrême nord de l'île au cap Reinga, où l'océan Pacifique et la mer de Tasman se rencontrent. Ce lieu est sacré pour les indigènes de Nouvelle-Zélande, les Maoris. Dans leur mythologie, les âmes des morts partent rejoindre leur terre ancestrale qu'ils ont quittée pour la Nouvelle-Zélande.


Cape Reinga.

Nous faisons ensuite un petit tour à la baie de Tapotupotu, située à quelques encablures du cap. L'endroit, avec sa plage de sable blanc, est très beau.


Tapotupotu Bay.

En considérant les heures des marées, il est temps de nous engager sur 90 miles Beach. Cette plage est accessible à la conduite à marée basse. Il faut être prudent pour ne pas s'ensabler. Régulièrement, des véhicules sont perdus lorsque la marée remonte. L'important est de rester sur la zone humide où le sable est compact et ainsi les risques d'enlisement minimums.



Le long de cette plage.

Après être repassés par Kaitaia et s'être dirigés vers la côte ouest, nous réalisons qu'il est difficile de trouver un endroit où nous mettre pour la nuit. La région, même le long des routes secondaires, est très agricole. Nous décidons alors de demander à un paysan si nous pouvons rester sur un bout de son terrain. Nous sommes très bien accueillis, il nous donne sans autre la permission de nous installer au bord du ruisseau et nous propose même une bière! Dans la soirée, nous entendons quelques bruits près du bus. Nous allumons la lampe de poche, un opposum se trouve juste à côté. Ce marsupial nocturne a été introduit sur l'île et y pullule. Nous en avions déjà vu quelques-uns écrasés au bord des routes. Nous voyons également un petit rapace nocturne.


Opposum et ninoxe boubouk.

Après le petit-déjeuner, nous prenons la direction de Rawene. Pour s'y rendre, il faut prendre un petit ferry. La traversée dure une quinzaine de minutes.


Ferry de Rawene.

Nous nous arrêtons pour manger à une aire de pique-nique, la vue est magnifique.


Panorama pour la pause de midi.

Nous allons ensuite à la forêt de Waipoua. Elle est réputée pour ses kaoris millénaires. C'est une espèce proche de celle vue en Nouvelle-Calédonie (cf récit La Nouvelle-Calédonie I). Le premier sentier nous mène au pied de Tane Mahuta (Seigneur de la forêt). Il mesure plus de 50 mètres, ce qui en fait le plus haut kaori de Nouvelle-Zélande, pour 13.8 mètres de circonférence. Il abrite plus de 30 espèces végétales.


Tane Mahuta.

La deuxième promenade nous emmène aux Four Sisters, quatre kaoris dont les souches ont fusionné.


Four Sisters.

Puis, nous poursuivons vers Te Matua Ngahere (Père de la forêt) qui, lui, est le plus large kaori du pays avec ses 16.4 mètres de circonférence.


Te Matua Ngahere.

La vue de ces géants végétaux est impressionnante et nous rappelle les alerces d'Amérique du Sud. Ces kaoris sont âgés d'environ 1'000 à 2'000 ans mais, comme les alerces, certains peuvent vivre 4'000 ans (cf récit Carretera australe). Les kaoris ont été surexploités par l'industrie forestière au cours des XIXeme et XXeme siècles jusqu'au bord de l'extinction. Ils sont désormais protégés et les Néo-Zélandais sont maintenant gaga de ces arbres, au même titre que leurs kiwis (l'oiseau). Après être sortis de cette forêt, nous constatons à nouveau qu'il est fort difficile de trouver où nous établir. La région est agricole et, de surcroît, plate. Ceci nous pousse à aller jusqu'à Snells Beach où nous avons dormi quelques jours auparavant.



Suite au prochain épisode! Greymouth, Nouvelle-Zélande, le 16.12.2013