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Début du printemps à Hokkaido

Vendredi 2 mai, en nous dirigeant à l’intérieur des terres, nous commençons à voir les premiers cerisiers fleuris, emblème national illustrant le renouveau du printemps.


Les premières fleurs de cerisiers (桜 = sakura).

A la pause de midi à une aire routière, nous nous rendons compte en regardant un panneau informatif que nous sommes passés tout près d’une allée de 7km bordée de 10'000 cerisiers. Nous décidons de revenir en arrière pour admirer cette curiosité. Nous sommes quelques jours trop tôt, tous les cerisiers ne sont pas en fleurs mais c’est déjà très beau.



Le long de l’allée Nijukken-doro (二十間道路桜並木).

La fête est sur le point de battre son plein. A mi-parcours, plein de stands sont installés, prêts à recevoir les hordes de visiteurs le long week-end à venir.


Stands fin prêts.

En fin d’après-midi, nous retournons à la halte routière de midi pour y passer la nuit. Nous y sommes accueillis par un jeune renard pas farouche intéressé par ce que nous cuisinons.


Ca sent bon là-dedans!

Le lendemain, en passant sur une rivière, nous apercevons une impressionnante collection de manches à air particulières.


A Taiki (大樹町).

Plus tard, nous faisons une balade aux gorges Iwanai. Le printemps pointe le bout de son nez, quelques fleurs sont de sortie au bord du chemin.


Gorges Iwanai (岩内仙峡).

Ensuite, nous allons aux chutes Pyoutan qui résultent d'un petit mur de barrage.


Pyoutan no taki (ピョウタンの滝).

Nous nous sommes rendus compte au fil de cette journée que chaque ville possède sa propre mascotte mise en scène un peu partout reflétant souvent ce qui est à voir ou produit dans les environs.


Deux petites mascottes parmi tant d'autres.

Nous passons la soirée et la nuit sur une colline près de la ville de Obihiro. La vue est agrémentée de cerisiers et autres arbustes en fleurs.


Depuis la colline de Tokachigawa (十勝川).

Dimanche, nous allons au onsen, une institution au Japon. Il s'agit de bains thermaux. Il y en a beaucoup, ce pays étant très volcanique et ils ne sont pas chers puisque cette activité se doit de rester populaire et que chacun puisse y aller souvent. Comme les gens s'y baignent traditionnellement tout nus, la plupart ne sont pas mixtes. La pudeur habituelle des Japonais disparaît complètement au onsen. Cela fait bizarre le premier quart d'heure puis on s'y fait petit à petit.

Le matin suivant, nous prenons la direction du parc national Akan. Nous faisons d'abord une halte au lac Onneto d'un superbe bleu avec les volcans Me-Akan et le Mont Fuji Akan en arrière-plan.


Panorama au lac Onneto (オンネトー湖).

Nous randonnons ensuite jusqu'aux cascades Yu, un peu tièdes. Nous passons un agréable moment à boire un café aux pieds des chutes avec un couple de Japonais.


Yu no taki (湯の滝).


En compagnie de Airi et Hideyuki.

Nous avions déjà discuté avec eux au parking. Depuis que nous avons récupéré le bus, il attise la curiosité des locaux qui nous posent des questions, nous prennent en photo et sont admiratifs de notre périple. Les Japonais adorent les voyages mais n'ont que deux semaines de vacances par année (plus des jours fériés) alors, quand nous leur évoquons notre tour du monde de deux ans, très expressifs, ils nous gratifient de nombreux hââââââââ ou hôôôôôôôô, et nous disent qu'ils nous envient. Dans l'après-midi, nous nous baladons le long d'un autre lac de ce parc national. Il y a quelques pêcheurs mais ça ne vaut pas la peine de prendre le permis pour la fin de la journée.


Lac Akan (阿寒湖).

Puis, comme il y a un petit village touristique au bord du lac, nous arpentons désespérement les boutiques de souvenirs à la recherche du traditionnel autocollant pour Lucy mais ce dernier reste introuvable. En repartant en fin de journée, nous voyons les premiers cerfs au Japon puis trouvons une place de bivouac en bordure d'un champ.


Cerfs sika.

Au matin, en consultant nos mails à une aire routière, nous apprenons que le Papa de Benj est malade et devra subir une grosse intervention. Nous prenons rapidement la décision de rentrer dès que la date de l'intervention sera connue. Après quelques jours de grandes réflexions, nous déciderons de rentrer provisoirement en laissant le bus au Japon et de mettre notre voyage entre parenthèses le temps que le Papa de Benj se rétablisse. Ne sachant pas sur le moment si nous devrons rentrer rapidement, nous mettons le cap sur la péninsule de Shiretoko et son parc national, un lieu que nous souhaitions absolument visiter. De superbes montagnes, certainement des volcans, apparaissent au loin.


En route.

Une fois sur la côte ouest de cette péninsule, nous découvrons de jolies vues de la mer d'Okhotsk.


Mer d'Okhotsk.

Nous faisons un arrêt aux chutes Oshinkoshin qui ont actuellement un bon débit avec la fonte des neiges qui a commencé. Il fait d'ailleurs encore plus froid qu'aux autres endroits de Hokkaido visités jusqu'à présent.


Oshinkoshin no taki (オシンコシンの滝).

Plus au nord de la péninsule, encore bien recouverte par la neige, nous nous promenons vers une série de cinq petits lacs dont un seul est accessible à cette saison grâce à une passerelle surélevée protégeant des ours bruns nombreux dans ce parc. Nous n'en voyons aucun, ils doivent encore hiberner. Les cerfs broutant sont donc la vedette au milieu d'un paysage fantastique. La nature nous gratifie d'un superbe coucher de soleil sur la mer. Nous nous installons pour la nuit à l'aire de repos de la petite localité d'Utoro.


Lac Ichiko (一湖).


Coucher de soleil sur la mer.

Une fois levés, nous empruntons le col de Shiretoko pour rejoindre la côte est de la péninsule. De très belles vues d'un volcan se dévoilent.


Rausudake (羅臼岳).

Au sommet du col, une des îles des Kourils se distingue au loin. Ces îles appartenaient au Japon mais depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale elles sont devenues des possessions russes. Elles sont actuellement encore un sujet de discorde entre ces deux pays qui n'ont d'ailleurs jamais signé de traité de paix ensemble et sont donc théoriquement toujours en guerre depuis plus de septante ans.


Ile Kunashiri (国後島) à l'horizon.

A la descente, nous nous arrêtons à des bains en plein air. C'est très agréable et l'eau est bien chaude.


Kuma no yu (熊の湯 = bain de l'ours).

Arrivés le long de la côte est, des icebergs flottent encore dans la mer. Nous avons lu que la mer d'Okhotsk gelait en hiver, le dégel semble être tardif! Nous poursuivons jusqu'à Teshikaga et dormons à l'aire routière (道の駅 = michi no eki = littéralement: gare de la route).


Glace inattendue.

Après un réveil musical au michi no eki (à de nombreuses aires de repos ou même aux toilettes, une petite musique appaisante est diffusée par haut-parleurs), nous allons au lac Kussharo, le plus grand lac de caldera du Japon. Benj pêche un moment à la désembouchure. Il attrape quelques truites.


Première truite nippone.

Puis, nous franchissons le col Bihoro. Depuis le sommet, le lac Kussharo est superbe et quelques peintres immortalisent cette scène.


Au col de Bihoro (美幌棘).

L'étape suivante est florale. Nous visitons Shibazakura Park. Le shibazakura (phlox) est une petite fleur de différentes teintes rose ou blanche, très appréciée des Japonais, qui, en multitude, forme des tapis. A cet endroit, sur dix hectares! La colline n'est pas encore complètement fleurie mais néanmoins la vision est déjà spectaculaire et ça sent bon.


Imaginez lorsque tout est fleuri.

Vendredi 9 mai, nous nous rendons à un autre parc, un paysager, près de Kitami. Il s'agit du Flower Paradise et le nom n'est pas usurpé. Ce cirque formé par quelques collines est planté d'arbres et de plantes dont beaucoup sont en fleurs. L'ensemble est splendide. Nous sommes enchantés. Puis, nous poursuivons en direction d'Asahikawa dont nous sommes surpris par la grande taille. En fait, c'est la deuxième ville de Hokkaido (environs 350'000 habitants) après Sapporo. Nous nous installons au michi no eki de cette ville pour la nuit.



Bonheur pour les yeux.


Suite au prochain épisode!



Sapporo, Hokkaido, Japon, le 30.05.2014