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Province de Santa Cruz I

Plus tard dans la journée du 29 janvier, nous nous arrêtons à la ville de Perito Moreno, à ne pas confondre avec le glacier, qui est beaucoup plus au sud. Monsieur Francisco Moreno fut un illustre expert (=perito) argentin en exploration dans les années 1870 et donna ainsi son nom à différents endroits de Patagonie. Nous en profitons pour faire quelques courses et nous remettons en route en quête, comme à l'accoutumée en fin de journée, d'un endroit pour la nuit. Nous cherchons un emplacement autour du Rio Pinturas et de son canyon, riche en couleurs dans les tons ocre et en animaux.


Le canyon du rio Pinturas, ses guanacos et ses nandous.


Le canyon du rio Pinturas.

La région est aussi célèbre pour ses peintures rupestres. Deux estancias se sont approprié les lieux, une seule piste non clôturée mène au canyon. Nous nous y engageons et nous arrêtons au bout sur le parking du site des peintures rupestres, la Cueva de las manos. De suite, un type sort de la maison des guides pour nous dire que le camping est interdit. Nous lui expliquons que nous ne campons mais dormons dans notre bus et que ce n'est pas la même chose! Le gars, à cours d'arguments, n'a pas d'autre choix que de céder en nous disant qu'il faudra quitter les lieux le matin.

Mercredi 30 janvier, un grand jour! Séverine fête ses 31 ans. Pour l'occasion, nous décidons de faire la visite et voir ce site unique. La Cueva de las manos signifie la grotte des mains. Des centaines de mains de différentes couleurs ont été peintes sur les parois du canyon. Des animaux, des hommes et des figures géométriques y sont également représentés. Les plus vieilles peintures datent de quasiment 10'000 ans. Plusieurs techniques ont été utilisées: le pochoir (main posée contre la paroi et pigments soufflés dessus et autour), le négatif (main enduite de pigments et posée contre la paroi), les bouts des doigts et, semble-t-il, des pinceaux rudimentaires. Le tout réalisé grâce à différents pigments présents dans la région. Ce site est exceptionnel et se situe dans un cadre grandiose.


Cueva de las manos.


Cueva de las manos.


Cueva de las manos.

Après la visite, nous reprenons la route 40 et allons au parc national Perito Moreno. Ce n'est pas le parc où se trouve le fameux glacier mais un parc éloigné des sentiers battus et peu visité. Les paysages sont déjà superbes et singuliers avant même d'y arriver. Nous voyons aussi des flamands et des oies.


Vues avant le parc.


Lagune avec flamands australs et oies sauvages.

Il faut d'abord s'enregistrer vers un gardien du parc qui nous donne des informations sur ce dernier et les balades à y faire. Ce parc est battu par les vents mais les paysages sont splendides. Montagnes et glaciers, lacs, lagunes et rivières de bleus variés, et beaucoup d'animaux, des guanacos, des nandous et des oiseaux mais aussi des pumas et des condors, qu'il est plus difficile d'apercevoir.


Vue dans le parc et Rio Lacteo.


Vues dans le parc.

En regagnant un des lieux de campement du parc, il y a un camping-car et un 4x4 avec cellule, tous deux avec des plaques françaises. Ce sont deux couples de retraités avec lesquels nous discutons un moment. Le vent est très violent, difficile de rester dehors. D'ailleurs, le bus sera beaucoup secoué pendant la nuit, nous nous croirions sur un bateau.

Le lendemain, le vent est toujours très violent. Nous allons faire une balade au Lago Belgrano qui a une immense péninsule en son centre. L'endroit est magnifique. D'un côté, les eaux sont claires, de l'autre, elles arrivent d'un glacier d'où leur aspect laiteux.


Lago Belgrano.


Lago Belgrano.

Puis, nous allons nous installer au Lago Burmeister dans des conditions encore plus venteuses. Nous y restons jusqu'au lendemain.


Lago Burmeister.

Vendredi 1er février, au réveil, il pleut, il fait froid et les sommets aux alentours se sont vêtus de blanc.


Sommets enneigés.

Nous allons discuter un moment avec les Français, rencontrés la veille, qui nous donnent des conseils pour la route puis reprenons la nôtre.

Le long de la route 40, nous nous apercevons qu'il y a eu de nombreuses "pannes de goudron". La route est asphaltée par intermittence et sans que les gens ne puissent rouler dessus. Il faut théoriquement prendre le ripio qui est à côté mais nous préférons emprunter l'asphalte quand c'est possible. Ce n'est pas la première fois que nous voyons cela. Il y a beaucouop de travaux mais ne sont jamais finis!


Panne de goudron...

Nous nous arrêtons un petit moment à Gobernador Gregores faire le plein et quelques courses. Nous poursuivons encore notre route jusqu'à Tres lagos où nous pensions avoir du wifi à la station-service mais, à la vitesse où ça allait, nous y serions encore à consulter les mails! Nous passons la nuit là-bas.



Suite au prochain épisode! Torres del Paine, le 21.02.2013