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Province de Santa Cruz II

Samedi 02 février. Au matin, nous nous dirigeons vers El Chalten. Avant d'y arriver, les paysages sont superbes et nous sommes accueillis par le vol d'une dizaine de condors.


Vue splendide sur le Fitzroy (au centre, 3375m) et le Cerro Torre (plus à gauche, 3102m).


Condors.

A El Chalten, village à la limite nord du parc national Los Glaciares, nous prenons quelques informations sur les balades à faire. Nous optons pour une qui mène à une cascade. Il y a pas mal de monde, mais la cascade est belle.


Cascade: Chorillo del Salto.

Ensuite, de retour sur la petite route, nous continuons jusqu'au Lago del Desierto. A vrai dire, nous hésitons, le guide indique l'accès payant. Nous décidons d'aller voir plus près ce qu'il en est. Les paysages en y allant sont splendides, nous voyons de nombreux glaciers et un beau rio.


Glaciers depuis la route et rio De Las Vueltas.

Nous arrivons à passer à côté de la cahute sans que l'on ne nous demande rien. Ca doit être l'heure du maté! Très joli lac avec une rivière en ressortant où Benjamin y fait rapidement plusieurs petites truites qu'il relâche. Nous faisons aussi une balade au bord du lac.


Le Lago del Desierto.

Puis, retour à El Chalten pour passer la nuit. Nous sommes cantonnés avec d'autres véhicules au parking pour camping-car du centre de visiteurs du parc national. Nous y rencontrons un couple de jeunes Bâlois. Nous passons un moment avec eux à discuter. Ils voyagent six mois en Amérique du Sud puis travaillent six mois en Suisse puis repartent et pensent faire ainsi jusqu'au Canada.

Le dimanche matin, avant de repartir jusqu'à El Calafate, nous discutons encore un peu avec eux. En route, nous nous faisons dépasser par une voiture avec plaques chiliennes qui nous fait signe de nous arrêter. C'est un Biennois au volant qui, voyant notre autocollant escargot à l'arrière de notre bus, pense que nous sommes de la famille d'une de ses connaissances qui a voyagé en Amérique du Sud. De fait, il a le même GPS que nous et il nous sauvera. En effet, nous n'arrivions pas à activer une carte gratuite que nous avions téléchargée. Il va à El Calafate avec une bande de motards, il fait la voiture balai et ne peut donc pas s'attarder. Il nous propose de passer à son hôtel là-bas pour nous résoudre le problème. Nous profitons aussi de l'arrêt pour mettre un jerrican dans le réservoir. Les stations-service ne sont pas légions dans le coin et nous n'avions pas fait le plein à El Chalten, l'essence y étant plus chère qu'ailleurs. Ensuite, c'est notre tour d'aider quelqu'un. Un groupe de cyclistes est arrêté en bord de route. Ils n'arrivent plus à avancer à cause du vent violent. Nous parvenons à charger une cycliste et son vélo et la poussons jusqu'à El Calafate. El Calafate est une ville hypertouristique, dont nous n'avons pas pris de photos, vous avez dû vous rendre compte que nous ne sommes pas trop adeptes des villes ;) mais il s'agit également du nom d'une baie comestible et acidulée, poussant sur un buisson épineux en Patagonie.


Les baies de calafate.

Le soir, à l'endroit cité par les Français rencontrés quelques jours plus tôt pour utiliser du wifi, nous essayons et ça marche. Nous profitons de ce dernier pour faire une mise à jour du site.

Lundi 4 février. Avant d'aller au Lago Roca, nous faisons quelques courses en ville et dénichons enfin un autocollant du drapeau argentin pour coller à l'arrière du bus. Cela faisait un moment que nous en cherchions un. Nous nous installons au bord du lac. Benjamin y pêche un moment et, cette fois, il y aura du poisson (une truite Cristivomer) pour les empanadas du lendemain.


Le Lago Roca, notre bivouac et une partie du souper du lendemain.

Les empanadas sont des petits chaussons de pain fourrés. Il existe plein de recettes différentes, jambon-fromage, légumes, viande, etc., ou d'autres variantes comme celle que nous avons fait avec du poisson. C'est un mets beaucoup consommé en Amérique du Sud.


Empanadas.

Nous passons la journée suivante au bord du lac. Nous avions prévu une marche mais le temps est incertain.


Le Lago Roca et le résultat d'un temps incertain.

Nous profitons pour faire la lessive, bricoler un peu et laver le bus et faire un peu de mécanique. Il y a une petite fuite à la boîte de transfert (qui permet de passer de deux à quatre roues motrices). Un caillou a dû taper dessous lors de l'évitement d'une "panne de goudron". En dévissant le bouchon de vidange situé à côté de la fissure, un morceau vient avec... Benj tente une réparation à la colle.


La casse et la réparation.

Le lendemain matin, il faut remplir la boîte vidangée en urgence la veille. Ca tient, mais il faudra chauffer lors de la prochaine vidange... Ouf, c'est mieux qu'une nouvelle boîte de transfert!

Ensuite, nous partons faire notre marche pour aller voir le Perito Moreno. Il fait beau mais alors ça souffle! Nous avons choisi d'aller voir le glacier hors de la zone touristique où il faut payer 100 pesos par tête. Une fois de plus, une tarification "extranjero" est pratiquée, c'est 40 pesos pour les Argentins. Nous ne le verrons pas d'aussi près que certains mais avec une vue différente, seuls et sans que cela ne nous coûte un sou. C'est mieux ainsi. Au cours de la randonnée, après avoir dû se mouiller les pieds pour traverser entre deux presqu'îles du lac, nous voyons plein d'oiseaux aquatiques.


Cygnes à col noir, ibis à face noire (bandurria austral).


Vues de notre balade...


Avec au fond...


Le fameux glacier!

En fin de journée, retour à El Calafate. Nous faisons quelques courses, le plein et nous dirigeons vers Rio Gallegos. Le long de la piste où nous cherchons à nous installer pour le soir, c'est le festival de lièvres. Ca court dans tous les sens!


Lièvres de Patagonie.

D'ailleurs, nous voyons chaque jour toutes sortes d'animaux.


Principalement des guanacos toujours très expressifs, des nandous, de beaux papillons et plein d'oiseaux (ici le rapace caracara huppé).

Le jeudi 7, en route nous nous arrêtons au pont Guer Aike qui passe sur le Rio Gallegos. C'est un rio bien connu des pêcheurs pour ses truites de mer. Benj y profite pour pêcher un moment d'abord la partie basse, près du pont de la route principale, où les premières seront prises. Ensuite, nous remontons le long du rio et nous installons au bord de celui-ci pour la nuit.

Vendredi 08. Nous continuons à remonter la route qui longe la rivière. Il y a toujours peu d'accès, tout est toujours bloqué par les estancias mais nous finissons par trouver une piste où s'enfiler et qui se termine au bord du rio. Benj y pêche la journée et fait quelques truites de mer, pas des énormes par rapport à ce qu'il peut y avoir, mais des poissons faisant tout de même jusqu'à environ 50 cm. Nous passons la nuit sur place.


Le Rio Gallegos et quelques-unes de ses truites.



Suite au prochain épisode! Ensenada, le 09.03.2013