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De la vallée de l'Aconcagua à Puerto Iguazu

Jeudi 21 mars, réveil au milieu des montagnes, mais sans l'Aconcagua que nous n'avons pas pu voir, le mirador se trouvait à 4 km avant la douane que nous avons dû passer la veille de nuit.


Les montagnes à notre réveil.

Lucy se sent toute petite à côté des deux mastodontes de voyage qui l'entourent!


La petite Lucy et les deux géants.

Quelques kilomètres après la douane, nous faisons un arrêt au pont de l'Inca, formation géologique créée au fil du temps par des dépôts de fer et de souffre contenus dans une source chaude et l'érosion du rio las Cuevas dans lequel elle se jette. Ce pont naturel mesure 47m de long, 20 de large, pour une épaisseur de 6m. Il correspondait jadis à l'extrémitié méridionale de l'empire Inca. D'ailleurs, le camino del Inca (chemin de l'Inca), une des principales routes de communication de l'empire, suivait la vallée.


Puente del Inca et les anciens bains thermaux desaffectés.

Après cette visite, il y a encore un ultime contrôle sur la route où nous devons donner un papier rempli de petits tampons obtenus à la douane la veille. Puis, nous continuons à descendre cette vallée de l'Aconcagua où il y a de magnifiques vues.


La vallée de l'Aconcagua.

Plus loin, nous arrivons à Mendoza (1.7 mio d'hab.). Nous faisons au plus court pour faire quelques courses et le plein et repartons de cette fourmillière grouillante. Nous roulons encore un peu et nous arrêtons sur la route menant à Cordoba. Il recommence à faire chaud dans ces contrées, le coin est aride, les rivières sont à sec. La flore change, il y a des cactus et d'autres petits buissons épineux.


Notre route.

Le lendemain, nous continuons direction Cordoba. Le but de ce passage en Argentine est de traverser rapidement plein est afin d'aller à Iguazu. Lorsque nous faisons une pause à midi pour manger, nous voyons des colonies de perruches s'affairant à leurs nids.


Perruches au travail.

En fin de journée, nous nous retrouvons à grimper dans les sierras, suite à une erreur d'aiguillage sur notre GPS. Ca nous ralentit un peu mais nous profitons de très beaux paysages et d'un magnifique coucher de soleil. Mais l'orage menace.


Coucher de soleil sur les sierras d'un côté...


et orage imminent de l'autre.

Il ne tarde pas à nous arriver dessus. Nous avons de la peine à trouver un endroit où nous mettre. Nous nous installons sous la pluie sur le petit parking d'un restaurant, un peu avant Cordoba.

Le matin, il pleut toujours mais ça se calme assez vite une fois que nous avons repris la route. Nous contournons Cordoba, encore une grande ville (1.3 mio d'hab.), par la ceinture autoroutière dont nous sortons juste pour faire le plein. La prochaine ville à passer est Santa Fe. La zone redevient plus verte et plus fertile. Nous y voyons beaucoup de cultures avec des grands panneaux publicitaires de grands groupes pharmaco-agricoles. L'Argentine est en train de devenir leur terrain de jeu pour la culture d'OGM. Nous traversons Santa Fe en bordure pour aller de l'autre côté du rio Parana. C'est le deuxième plus grand fleuve d'Amérique du Sud après l'Amazone. La région devient subtropicale. La végétation change à nouveau, l'eau des rivières est limoneuse.


La ville de Parana.

Quelques kilomètres après cette ville, nous avons droit à notre premier contrôle par la gendarmerie locale. Ils sont réputés être pourris dans cette région. Ils veulent voir nos papiers, inspectent de près Lucy ainsi que l'intérieur, demandent ce que nous faisons, où nous allons, ... Ils sont un peu désemparés lorsque nous leur présentons des copies de tous les papiers demandés en leur disant que nous n'avons que ça et que les originaux sont dans un hôtel à des lieues d'ici! Ainsi, ils ne peuvent pas nous réclamer de l'argent en retour. Ils finissent par nous laisser partir. Nous nous arrêtons un peu plus loin à une station-service relais-routier pour passer la nuit.

Dimanche 24 mars, nous passons la journée à rouler sur la RN 12 puis la RN 27 en direction de Corrientes. Les quelques contrôles de police/gendarmerie sur le trajet se passent sans encombre. Il y en a peu, puisque c'est dimanche. Nous nous arrêtons à une station-service à l'intersection avec la RN 118 que nous voulons emprunter le lendemain. Nous privilégeons de manière générale en Argentine les stations-service YPF. Le prix du carburant y est le moins cher, les WC sont toujours plus ou moins propres, parfois avec des douches, et il y a souvent du wifi (dont la qualité varie). Ce sont des stations-services d'Etat, approvisionnées par le pétrole argentin qui vient du Sud, dans la région de Comodoro Rivadavia au bord de l'Atlantique.

Le jour suivant, nous nous engageons sur la RN 118 mais un panneau indique que la route est coupée 80 km plus loin. Nous sommes déçus de ne pouvoir l'emprunter, cette route longe les Esteros del Ibera, une zone humide peuplée par de nombreux animaux. Du coup, nous devons passer, à contre-coeur, par Corrientes et continuer sur la RN 12. Une fois Corrientes passée, nous cherchons des accès pour aller au bord du rio Parana. Comme pour presque tous les rios, il est encore une fois difficile d'y accéder. La plupart des chemins sont bouclés, et ceux où nous pouvons passer, les berges ne sont pas accessibles, car c'est trop abrupte ou il y a de la jungle entre deux. Nous trouvons quand même un accès dans un village, Benj peut y pêcher un moment, mais il n'y a pas une grande longueur de berge accessible et le coin a déjà dû être matraqué par les locaux. Résultat, rien au bout de la ligne. Nous quittons cet endroit et nous remettons à chercher d'autres accès. Quelle galère! C'est toujours la même problématique. Nous atterrissons à la petite ville d'Itati où une colline surplombe le rio. Pas de possibilité de pêcher mais nous avons une belle vue de ce fleuve à la largeur démesurée.


Le Parana à Itati avec au centre une immense barge et sur la lointaine rive opposée, le Paraguay.

Nous continuons notre quête d'un endroit pour pêcher au bord du rio jusqu'à la tombée de la nuit mais elle reste infructueuse. Nous passons la nuit à une YPF. Les moustiques y règnent en maître, c'est l'attaque de toutes parts. Nous mettons vite en place la moustiquaire sur une fenêtre du bus.

Après le petit-déjeuner, nous continuons à chercher un coin de pêche. C'est toujours la croix et la barrière...! Dans l'après-midi, nous finissons par trouver une plage. Benj peut enfin pêcher plus agréablement mais malheureusement sans succès. Nous y restons jusqu'au lendemain.


La plage dénichée au bord du Parana.

Mercredi 27, nous terminons la route jusqu'à Puerto Iguazu. Nous avons droit à quelques contrôles supplémentaires par des policiers. Nous arrivons à les décourager assez rapidement en farfouillant longtemps avant de leur donner les copies des documents réclamés. A Puerto Iguazu, nous faisons un petit tour à l'office du tourisme afin d'obtenir des infos sur le parc national d'Iguazu. Puis, nous nous rendons à deux jardins d'orchidées (l'un à côté de l'autre). Il n'y a quasiment pas d'orchidées en fleurs dans le premier mais tout plein de colibris de différentes espèces que la propriétaire attire avec du nectar (de l'eau sucrée). C'est génial, ils volent tout près de nous.


Les colibris du premier jardin.

Dans le second jardin, davantage d'orchidées sont en fleurs mais il y a moins de colibris.


Les orchidées du second jardin.

Au retour, nous faisons un petit arrêt courses et allons prendre nos quartiers à l'YPF un peu en dehors de la ville (proche de la frontière avec le Brésil).



Suite au prochain épisode! Guayaquil, le 06.05.2013