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A Vancouver

Nous arrivons à Vancouver le 1er octobre, ville résolument tournée vers ... la Chine! Non seulement la situation géographique de cette ville en fait la porte d'entrée des produits chinois au Canada mais cette ville a été littéralement envahie. La majorité des enseignes et inscriptions sont traduites en chinois, quand elles ne sont pas qu'en chinois.


Bienvenue à Vancouver.

Pour changer, à notre arrivée, il pleut. Il pleut d'ailleurs les 3-4 jours suivants, nous obligeant à nous réfugier pour le début des nettoyages dans le parking couvert d'une grande marque suédoise de meubles en kits, après avoir longuement cherché un pas trop bas parmi le faible nombre de parkings couverts existants. Les services sanitaires de la prochaine destination de Lucy, la Nouvelle-Zélande, semblent très tâtillons sur les éventuelles contaminations (terre, bois, bestioles, végétaux, etc) pouvant être amenées sur l'île. Ceci nous impose de procéder à un nettoyage de fond en comble de notre chère Lucy, nous occupant pour une dizaine de jours. Benj passe d'ailleurs presque deux jours à faire briller le châssis. Il n'y a pas de "lavadero con rampa" comme en Amérique du Sud.


Lavage-châssis manuel.

En parallèle, nous nous rendons une fois chez notre transitaire, Locher Evers International (LEI). Notre interlocuteur, le boss Chris Locher, d'origine suisse, est très compétent et efficace. A l'inverse de Guayaquil (cf récit En Equateur), nous sortons du rendez-vous avec le sourire. Presque tout est réglé, il ne reste que quelques menus détails à finaliser par mail les jours suivants. Nous avions pensé effectuer le trajet sur le même cargo que le bus mais ce n'était possible que depuis Los Angeles où il fait escale et à d'autres dates et c'était très onéreux. Nous avons donc décidé de patienter en Nouvelle-Calédonie pendant le voyage en container de Lucy. Le Roro n'a pas pu être choisi comme solution, les effets personnels n'étaient pas autorisés dans le bus. La date de chargement du container est agendée depuis un moment au vendredi 11 octobre.

Comme prévu, à la date fixée, nous amenons une Lucy ripolinée au dépôt de LEI. Nous pouvons procéder au chargement nous-mêmes supervisés et agréablement conseillés par le chef de l'entrepôt, tout se passe comme sur des roulettes.


Chargement de Lucy.

En fin de matinée, le container est scellé.


Bon voyage Lucy.

Avant de quitter le dépôt, LEI ayant une certaine expérience dans l'envoi de véhicules de voyageurs, nous recevons, comme convenu, tous les documents nécessaires pour pouvoir aller aux douanes en ville faire signer les papiers de sortie du bus du Canada. Nous quittons les lieux, une fois n'est pas coutume, sacaudos! Aux douanes, les papiers sont tamponnés rapidement. Nous rigolons même avec le douanier qui a emmigré de France. Nous nous rendons ensuite chez un hôte déniché sur couchsurfing pour quelques jours mais, contrairement aux expériences positives de Montréal, celle-ci n'est pas concluante. Seule la vue est agréable.


Vue sur une baie de Vancouver.

Un après-midi, nous profitons du beau temps pour nous balader au parc Stanley, qui est davantage une petite forêt qu'un parc.


Balade à Stanley Park.

Nous décidons de partir prématurément de chez cet hôte et passons les deux dernières nuits avant notre départ dans un petit hôtel bon marché. Le dernier jour avant notre vol nous visitons l'aquarium de Vancouver. Des animaux, principalement aquatiques mais aussi terrestres de plusieurs milieux, y sont présentés.


Aquarium de Vancouver.

Le lendemain, en ce 17 octobre, il est temps de quitter le Canada. Nous embarquons en fin d'après-midi pour un long vol à destination de Nouméa. Il comprend deux escales. A la première, à San Francisco, nous avons une mauvaise surprise. L'employé de la porte d'embarquement (certainement un frustré qui a loupé le concours des douanes) nous fait tout un cirque. Nous avons un billet allant jusqu'en Nouvelle-Calédonie avec un retour pour la Nouvelle-Zélande mais pas encore de billet pour quitter la Nouvelle-Zélande. Nous avons prévu de l'acheter en Nouvelle-Calédonie car il est requis à l'arrivée en Nouvelle-Zélande mais notre cher employé exige que nous ayons déjà ce billet. Nous tentons bien de lui expliquer que nous allons maintenant en Nouvelle-Calédonie et seulement plus tard en Nouvelle-Zélande. Malgré tout, il ne veut rien savoir et conserve nos passeports campant sur sa position avec ses menaces de ne pas pouvoir monter dans l'avion. Sans autre choix que d'optempérer, nous sortons l'ordinateur du sac et nous dépêchons d'acheter ce billet. Heureusement que nous avions au préalable regardé quel vol nous pensions prendre et parvenons ainsi à acheter le billet cinq minutes avant l'embarquement.

A la seconde escale, à Auckland, tout se passe bien. Il est samedi alors que nous sommes partis de San Francisco jeudi soir. San Fransisco est 8 heures en retard (GMT-8) par rapport au méridien de référence Greenwich (en Angleterre, GMT0) alors qu'Auckland est 12 heures en avance (GMT+12), il y a donc 20 heures de décalage. Comme il existe 12 fuseaux "positifs" et 12 "négatifs" et donc une ligne imaginaire dans le Pacifique, que nous avons franchie, où il y a 24 heures de différence de part et d'autre, nous n'avons pas vécu le 18 octobre 2013. Autrement dit, comme nous avons franchi cette ligne et, bien que nous n'ayons pas fait le tour de la planète mais seulement traversé quatre fuseaux horaires, nous n'avons pas vécu ce jour. En arrivant à Nouméa, nous reculons de deux heures par rapport à Auckland et avons désormais 9 heures d'avance sur la Suisse.



Suite au prochain épisode! Nouvelle-Calédonie, le 03.11.2013